Film Anglais (1h30) de Neil Marshall
Titre Original : The Descent
Produit par Christian Coulson (producteur de « Slumdog Millionaire » et de « Eden Lake »)
Sortie au cinéma en France : 12 octobre 2005.
Diffusion AOA Production : le 25 mai 2012 à l’Institut Lumière.
Dans le cadre de l’Épouvantable Vendredi : Les Vacances Sanglantes #2.
Par Tanguy Thevenot.
« The Descent » débute par un traumatisme, celui de Sarah perdant, coup sur coup, sa fille et son mari dans un tragique accident de voiture.
Un an plus tard, toujours affaiblie psychologiquement, la même Sarah décide d’aller tâter de la spéléologie, en compagnie de cinq de ses amies, dans les Appalaches… Mais rien, évidemment, ne se passera comme prévu et nos six loliloleuses se retrouveront au cœur d’une situation qui les dépasses (et qui les extermine une à une, soit dit en passant).
Qu’il fait bon de nous voir parvenir un tel parpaing en pleine face ; de ceux qui nous font dire que « non, bordel ! t’as pas que les américains qui savent nous pondre des films d’un jusqu’au boutisme salvateur » et que les anglais peuvent faire aussi bien (voire mieux) que la plupart des filmakers hollywoodiens (Comme on aime vous gâter, bande de petits veinards, l’Épouvantable Vendredi vous réserve aussi la primeur d’un « Eden Lake » garanti, lui aussi, cent pour cent « God Save The Queen »).
Film d’horreur phare des années 2000 (Au point qu’il se vit plagié au sein d’une horde de direct-to-dvd totalement honteux), « The Descent » à la particularité d’avoir un casting de victime totalement féminin. A l’instar du surprenant « Hostel : Chap 2 », Marshall éviter les clichés et les stéréotypes qui enfermeraient les personnages au sein de simple objets narratifs.
En ce sens, l’exposition est une véritable réussite ou les personnages attachants finissent par emporter l’adhésion du spectateur qui n’en sera que plus frappé de voir le sort cruel qu’elles finissent par subir dans le réseau de grottes (Dont les décors sont réalisés dans le prestigieux Pinewood Studio qui aura accueilli des tournages prestigieux comme ceux des « James Bond »).
Impossible d’évoquer « The Descent » sans parler de sa mise en scène ingénieuse et tout en économie qui fonctionne sur le principe de protagonistes faiblement éclairés par leurs lampes torches ; principe qui à autant pour but d’éveiller la peur par un hors champs constant, d’où la menace peut surgir à n’importe quel moment, que de cacher le fait que certains décors sont réutilisés plusieurs fois à des fins économiques !
Pas de panique, tout au plus penserez vous à l’excellent « Pitch Black » de David Twohy qui réussissait, lui aussi, le tour de force d’intégrer, au sein de la narration et de la mise en scène, une gêne du au petit-budget du métrage.
En conclusion, voilà un petit bijoux de l’horreur dont la haute teneur en flippe et le final barbare et désespéré vous tiendront en longue haleine !






