PI de Darren Aronofosky – Critique

« PI » Un film de Darren AronofoskyFilm américain de Darren Aronofosky
Sortie : 1998.  Durée : 84 minutes.
Écrit par Darren Aronofoskyn, Sean Gullet et Éric Watson
Musique : Clint Mansell
Avec Sean Gullette, Mark Margolis, Ben Shenkman

Diffusion AOA Production : le 24 novembre 2012 au théâtre de la Renaissance
Dans le cadre de la 12ème Nuit de la Science-Fiction.

Par Tanguy Thévenot.

Synopsis : Les déboires d’un mathématicien surdoué et solitaire qui s’atèle au déchiffrage du nombre pi afin d’analyser les valeurs de la bourse.

Véritable Objet-Filmique-Non-Identifié, « Pi » s’attarde sur la figure solitaire d’un jeune homme, prénommé Maximilien Cohen (Sean Gullette), pour qui tout n’est que mathématique.

Voyant le monde comme une immense suite de code, il se referme sur lui même et refuse presque tout contact humain si ce n’est qu’avec son mentor et ancien directeur de thèse (Mark Margolis) qui voit d’un mauvais œil l’acharnement surhumain que met son ancien élève à déchiffrer le nombre mystérieux.

Convoquant aussi bien le « Tetsuo » de Shinya Tsukamoto, à travers le montage syncopé ou l’aspect déshumanisé et métallique de l’appartement de Max, que l’ancien testament, à travers la figure d’une bande de juifs orthodoxes qui s’intéresse de près au fait que le pi pourrait révéler le vrai nom de Dieu, « Pi » à fait l’effet d’une petite bombinette dans le cinéma indépendant et se fit immédiatement récompenser par le prix de la mise en scène au festival de Sundance, en 1998.

Non sans propulser presque immédiatement son réalisateur au rang des jeunes talents à suivre. Ses films suivant confirmeront, avec plus ou moins de bonheur, que ce premier film n’était pas qu’un coup de bluff et « Requiem for a dream » l’installera dans une popularité internationale qui se confirmera définitivement avec le multi-récompensé « Black Swan ».

En attendant le futur « Noé » prévu pour l’an de grâce 2014, n’hésitez pas à vous plonger dans l’univers mental et l’aliénation progressive d’un protagoniste jusqu’au boutiste qui vous rappellera sans aucun doute les tourments intérieurs propres au personnages « aronofoskien ».

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